Conseils honnêtes

Cinq situations où acheter une propriété est la mauvaise décision

Par Georges Matar · · 2 min de lecture

Cinq situations où acheter une propriété est la mauvaise décision

Être qualifié pour un prêt hypothécaire et être prêt à acheter sont deux choses différentes. Un prêteur évalue une capacité de remboursement à un instant donné. Il n’évalue pas si le moment est bon.

Voici cinq situations où l’analyse mène à la même conclusion: attendre.

1. Quand la situation d’emploi est instable

Première année dans un nouvel emploi, passage récent au travail autonome, ou secteur en restructuration significative. La question n’est pas seulement “peut-on être qualifié ?”, mais “ce revenu existera-t-il encore dans trois ans ?”

La règle raisonnable: 18 à 24 mois de stabilité dans la nouvelle situation avant d’acheter. Un prêteur regarde le passé; un acheteur doit regarder devant.

2. Quand le fonds d’urgence disparaîtrait

Certains acheteurs ont exactement assez pour la mise de fonds et les frais de clôture, et rien de plus. C’est la configuration la plus risquée qui soit.

La propriété génère des dépenses imprévues: le chauffe-eau qui lâche trois semaines après la prise de possession, le problème de fondation sous-estimé par l’inspecteur, la toiture qui tient un hiver de moins que prévu.

Le seuil raisonnable: mise de fonds, frais de clôture, et trois à six mois de versements hypothécaires en réserve.

3. Quand l’achat sert à résoudre un problème émotionnel

Cela arrive plus souvent qu’on ne le croit. Quelqu’un qui traverse un divorce ou une séparation décide d’acheter pour reprendre le contrôle. L’intention est compréhensible, le moment est souvent mauvais.

Les grandes transitions de vie déforment la prise de décision. Une hypothèque de vingt-cinq ans n’est pas un outil thérapeutique.

4. Quand les chiffres ne fonctionnent à aucun prix

Il arrive qu’une analyse mène à une conclusion nette: au prix demandé, le projet n’a pas de sens financier, quel que soit l’angle.

Le rôle d’un courtier est de le dire clairement, pas de rendre l’affaire attrayante par un cadrage sélectif. Un chiffre qu’on doit présenter d’une certaine façon pour qu’il fonctionne ne fonctionne pas.

5. Quand un déménagement est probable en moins de trois ans

Les coûts de transaction sont élevés. Entre la taxe de bienvenue, les frais de notaire et la commission à la revente, un achat coûte généralement de 3 à 5 % de sa valeur à l’entrée et autant à la sortie.

Avec une probabilité réaliste de déménager dans trois ans, la location est souvent la décision la plus rentable, même dans un marché qui monte.


Pas certain que l’achat soit la bonne décision en ce moment ? Ayons cette conversation honnêtement.


Georges Matar
Georges Matar

Courtier Immobilier Résidentiel · RE/MAX DU CARTIER INC.

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