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Analyse de marché

La question revient chaque semaine: est-ce un bon moment d’acheter ou de vendre à Montréal? Et la réponse est toujours la même: cela dépend entièrement des données, pas des prédictions, pas des manchettes, et pas de ce que le marché a fait l’année dernière.
Les indicateurs immobiliers gagnent à être analysés comme des données de recherche: méthodiquement, sans biais de confirmation, et avec l’humilité nécessaire sur ce que les chiffres peuvent et ne peuvent pas révéler.
Voici ce que les indicateurs suivis chaque mois montrent réellement.
1. Le taux d’absorption C’est le ratio des propriétés vendues par rapport aux inscriptions actives, exprimé en pourcentage. Au-dessus de 25%: marché de vendeurs. Entre 15% et 25%: marché équilibré. En dessous de 15%: marché d’acheteurs.
2. Les jours sur le marché Combien de temps faut-il en moyenne pour vendre une propriété? Une baisse de ce chiffre signale une demande en hausse. Une hausse indique un ralentissement du marché.
3. Le ratio prix demandé / prix vendu Les propriétés se vendent-elles au-dessus, à, ou en dessous du prix demandé? Ce ratio vous indique immédiatement si vous êtes dans un marché de négociation ou de compétition.
4. Les décisions de taux de la Banque du Canada Le taux directeur influence directement les taux hypothécaires variables. Il influence les taux fixes indirectement via le marché obligataire.
5. Les données d’immigration et de formation de ménages Montréal accueille une part significative de la population immigrante du Québec. Chaque ménage formé crée une demande de logement.
Le marché de la grande région de Montréal a traversé trois phases distinctes depuis 2020:
La correction que beaucoup prédisaient catastrophique s’est avérée être une normalisation. Les propriétés qui avaient été vendues à des prix gonflés en 2021 et 2022 ont corrigé de 5% à 15% dans certains segments. Elles n’ont pas chuté de 30% ou 40%.
Les manchettes immobilières suivent un schéma constant:
Les incitatifs médiatiques favorisent les manchettes dramatiques. La nuance est indispensable, parce que vos décisions financières méritent mieux qu’un gros titre.
Laval est systématiquement sous-estimée dans la conversation montréalaise sur l’investissement. Voici ce que les chiffres montrent:
Ce n’est pas une prédiction. C’est une analyse structurelle.
Trois facteurs établissent un plancher sous les prix résidentiels à Montréal et Laval:
Contrainte d’offre: Le terrain constructible à distance raisonnable du centre de Montréal est physiquement limité.
Coûts de construction: Les coûts de construction sont de 40% à 60% plus élevés qu’en 2019. Cela crée un plancher de coûts qui soutient les valeurs existantes.
Demande démographique: Les cibles d’immigration du Canada créent une demande continue de ménages que le parc de logements existant ne peut pas absorber.
Une correction de 5% à 15% dans certains segments sous certaines conditions est possible. Un effondrement de 40% comme celui des marchés américains de 2008 n’est pas dans les données.
La question “est-ce un bon moment d’acheter?” est la mauvaise question.
Les bonnes questions sont:
Si la réponse à ces quatre questions est oui, le timing du marché plus large importe beaucoup moins que vous ne le pensez.
Une analyse du marché immobilier de la grande région de Montréal et Laval est publiée ici régulièrement. Prenez contact pour discuter de ce que les données actuelles signifient pour votre situation.

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