Guide de l'acheteur

Perdre une guerre d'offres n'est pas toujours une mauvaise nouvelle

Par Georges Matar · · 2 min de lecture

Perdre une guerre d'offres n'est pas toujours une mauvaise nouvelle

L’une des conversations les plus difficiles en immobilier est celle qui suit une guerre d’offres perdue. L’acheteur s’est préparé. Il a allongé son budget. Il s’est laissé imaginer vivre là.

C’est un moment genuinement difficile. Mais dans les faits, perdre une guerre d’offres précise est souvent la meilleure chose qui puisse arriver à un acheteur.

Pourquoi la perte précède souvent le meilleur résultat

Quand un acheteur perd une offre compétitive, trois choses suivent généralement.

Il recalibre ses attentes. Perdre une propriété dans une fourchette de prix donne une information précieuse: la concurrence dans cette fourchette est réelle et prête à payer le marché. C’est une donnée qu’aucune analyse théorique ne remplace.

Il trouve souvent mieux. La propriété perdue n’était pas la dernière propriété acceptable sur le marché. Ça semblait ainsi sur le moment, mais ce ne l’était pas.

La propriété peut revenir. Les transactions tombent à l’eau régulièrement: financement refusé, inspection défavorable, changement de situation. Il arrive qu’un acheteur ayant perdu une propriété l’achète quelques mois plus tard, à un prix inférieur à ce que l’offre gagnante avait payé.

Ce qui distingue les acheteurs qui s’en remettent

Les acheteurs qui gèrent le mieux une offre perdante ont un point commun: ils avaient un plafond réel et ils l’ont respecté.

Ils sont déçus, mais ils ne passent pas les semaines suivantes à calculer combien plus haut ils auraient pu aller sans dommage financier. Ils savent que la réponse est: pas plus haut.

Le vrai risque après une perte

Le danger n’est pas la propriété perdue. C’est la suivante.

La frustration pousse à faire une offre panique sur la propriété d’après, au-dessus de l’analyse, simplement pour mettre fin à la recherche. C’est ainsi que des acheteurs qui avaient bien géré cinq visites en gèrent mal une sixième.

Garder la discipline du plafond, surtout dans les deux semaines qui suivent une perte, est ce qui sépare une recherche frustrante d’une mauvaise décision.


Vous traversez une recherche frustrante ? Parlons-en.


Georges Matar
Georges Matar

Courtier Immobilier Résidentiel · RE/MAX DU CARTIER INC.

Contacter Georges